Mohammad Mossadegh (1882-1967) est né à Téhéran.
Pendant vingt ans ministre des finances de Nasseredin shah, il se rend en France pour étudier à l'École libre des sciences politiques. Après ses études, il occupe plusieurs fonctions au sein du gouvernement.
1925, il est élu à la chambre basse du parlement iranien, le Majles.
1927, opposé au coup d'État de Reza Khan qui s'était proclammé Chah d'Iran, il se retire de la vie politique pour quelques temps.
1943, après que le fils de Reza Khan, Mohammad Reza Chah, lui ait succédé, il revient à la politique en siégeant de nouveau au Parlement dans le groupe des nationalistes.
29 avril 1951, Mossadegh nationalise l'Anglo-Iranian Oil Company. Le pétrole, dont l'Iran est le plus ancien et le principal producteur du Moyen-Orient, apporte au pays des revenus croissants, mais ce secteur échappe à l'emprise du gouvernement qui ne perçoit que des redevances octroyées par la toute-puissante Anglo-Iranian Oil Company, devenue propriété de l'Amirauté britannique.
Juin 1952, un conflit constitutionnel avec le Chah provoque la démission de Mossadegh. Mais en juillet, un mois seulement après sa démission, il revient au pouvoir et prépare un référendum en vue de la réforme électorale.
13 août 1953, sous l'instigation de la CIA, deux décrets royaux sont signés, l'un démettant Mossadegh et l'autre le remplaçant par le général Zahedi. Pendant trois jours Mossadegh tente de soulèver la population contre la monarchie. Le Chah doit même quitter le pays, mais le soulèvement échoue.
16 août, le général Zahedi devient premier ministre et le Chah rentre en Iran. La destitution de Mossadegh permet du même coup l'arrivée des Américains dans le grand jeu pétrolier au Moyen-Orient.
1954, un consortium international composé de compagnies française, hollandaise, britannique et américaine est créé pour gérer la production pétrolière iranienne.
Décembre 1953, Mossadegh est condamné à mort, par un tribunal militaire mais après que la population se leve dans les rues de la capital le Chah par peur de voir un retournement de sa situation réduit la peine à trois années de prison.
5 août 1956, il est libéré et se retire dans ses propriétés où il s'éteint en 1967.

